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U N S P O K E N




# Posté le dimanche 07 octobre 2007 17:21
Modifié le lundi 08 octobre 2007 01:00

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C'était y a tout juste une semaine. Un coup de fil et on se retrouvait dans un bar parisien enfumé, où les quelques lampions projettent une atmosphère intimiste et où les voix résonnent jusqu' au bout de la rue. Quelques amis de classe, déjà trois mois qu'on ne s'était pas vu. On est arrivé main dans la main, lui et moi. Fiers comme des coqs. Bonsoir, on s'aime toujours. Puis les embrassades des retrouvailles se sont mêlées aux "tchin ! dans les yeux ! >.<". On se regardait du coin de l'oeil. Et son regard brillait.

L
undi soir j'étais au Club 91, un vieux bar miteux du coin. On s'effondre souvent là-bas après les services, difficiles ou non. Le temps d'un petit billard, des petits potins, des nouvelles accroches, de quelques verres rose, turquoise, ou orange, pailletées de sucre. Ce soir là je parlais avec mon cousin, responsable au Buffalo. La discussion divague jusqu'au non-original "tu étais la petite chouchou de la famile... ta soeur en a bouffé.. tu étais une petite fille capricieuse...". Souvent je ne dis rien. J'acquiece peut-être agacée, ou déçue. Parce que je ne me souviens pas. Parce que je ne me rendais pas compte quand ma soeur souffrait. Parce que j'étais un gosse con quoi. Et j'essaye d'imaginer. Ce soir peut-être mon cousin a vu quand je me suis pincée les lèvres. Alors il me dit "Mais bon, d'un côté c'est pas le père de ta soeur donc bon...". Une montée d'adrénaline monte en moi. "Pardon?". "Ben oui." J'ai soudainement la nausée. Je le regarde. Je m'attends à ce qu'il éclate de rire d'un moment à l'autre. Les secondes semblent s'eterniser et son visage ne bouge pas. Quelques larmes s'échappent de mes yeux. Comment? Pourquoi ne jamais me l'avoir dit? Est-ce pour ça que mon père finalement ne parlait même pas à ma soeur? Parce que cette fille qui était celle de ma mère n'était pas le sien? Les questions me persécutent depuis. Je parle moins. Je réfléchis. Trouvant des pistes. Analysant la date de naissance de ma soeur, celle de ma mère, leur date de mariage. J'ai appelé ma soeur. On se voit samedi. Je ne sais pas quoi lui dire. Ma soeur. D'où vient-elle? Comment ais-je pu ignorer?

Y a
une heure encore, je terminais le service du midi. Je suis sortie sur la terasse et mes mains se sont accrochées à la balustrade. Le soleil tapait sur ma peau tandis que le vent la hérissait. Je me suis sentie si perdue. J'ai revu son mariage. Leur voiture qui s'enfuyait sur les routes valonnées. Leur sourire. Quand j'ai signé en tant que soeur et témoin, ce jour là...
# Posté le mardi 04 septembre 2007 11:45
Modifié le mardi 04 septembre 2007 12:24

D'eau et de toi.

D'eau et de toi.
J'ai pris du temps à vouloir le présenter. J'apprécie beaucoup moins les traces grasses que j'avais pour habitude de laisser. Ca a été un peu comme ça entre nous au début. On se caressait le bout des doigts sous la table. Il passait ma main discrètement dans mes cheveux. Je lui volai quelques baisers. Personne l'avait vu. C'était juste là, entre nous. Je me suis pas poussée. Mais je sais que là, j'en ai envie.

La photo date de dimanche matin. Je me réveillais, la tête encore sonnée par les diverses sonorités festives du mariage de ma soeur et son sourire radieux, , par ce ciel étoilé en Aveyron et cette toute première étoile filante que j'ai vu. Je m'étais assoupie aux creux de ses bras comme un bébé. Le soleil se levait à peine et il essayait d'enlever une écharde de sa main. Quelle jolie matinée.

Lui et
moi, on a d'abord passé une année ensemble dans la même classe sans vraiment se voir, ni se parler. Je me souviens juste du jour ou il est arrivé dans la classe, pendant le deuxieme trimestre. "Hey ! T'es nouveau?! Tu t'appelles comment?" "Rousslan." "Pardon?"

Il
était beau c'est sûr. Mais si réservé. Mes quelques tentatives en tant que petite asiatique excitée-folle-furieuse le laissait complètement de marbre. Si j'avais su qu'il osait pas. Mais ce jour est arrivé, le lundi 23 avril 2007, ou on s'est retrouvé ensemble à 9h devant la Gare du Nord. Rémy nous avait appelé la veille pour qu'on puisse faire quelques repérages ensemble en pleine campagne. J'appréhendais un peu. Pas facile de le faire discuter... mais curieusement ça se passait bien. Il était de bonne humeur. Souriant. Je me retrouve accrochée à son ventre sur son scooter, à traverser des champs de colza. Et soudain paf. Le pneu crève. Si si, il a osé. Mais je vous jure, il l'a pas fait exprès.

Et c'est à ce je
une homme particulièrement aujourd'hui que j'aimerais dire merci. Juste d'être toi, d'avoir été là, d'être tombé ici, de m'emmener là-bas. Et que je l'aime. Profondément.
# Posté le mercredi 15 août 2007 20:46

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# Posté le vendredi 15 juin 2007 06:03

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Rémy dort, Marine l'embête, moi je photographie, dans le train, vers une ville dont je ne me souviens même plus.

J
e pars bientôt. Je suis assez fatiguée et mes pieds ont développé une faculté fantastique qui me permet d'avoir un semblant d'ampoule sur chaque doigt de pied. C'est assez déplaisant. Je suis enrhummée comme un chien aussi. Mais sinon, je me sens particulièrement bien.

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Désolée de rendre t
riste, d'aggacer ou de déplaire suite à l'ouverture de "shots-of-you". Ca peut faire bizarre je sais. Pour moi aussi, encore. Mais ça me fait tellement chaud au coeur. Et ses clichés sont tout simplement des oeuvres. Je me plie face à ce qu'il fait. Pas de retouche, pas de recadrage, juste un regard posé et clic. Et il me fascine tellement que j'ai honte de ce que je fais parfois... Néanmoins la Shot 1 vient de mes petites mains :]

Je crois qu
e je peux dire sans trop m'inquiéter qu'il se présentera lui-même. "Rousslan", vient du conte russe - même s'il ne l'est pas - "Rousslan & Ludmilla". Si Rousslan Dion vous dit rien, son père, Homéric, vous dira peut-être quelque chose :]

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N'oubli
ez pas de voir "Le Scaphandre et le Papillon", ainsi que les "Chansons d'amour".
# Posté le vendredi 15 juin 2007 06:01